Suspendre (verbe)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Pendre quelque objet en l'air, l'attacher de telle sorte qu'il ne porte sur rien. "Suspendre un lustre au plafond. Une épée était suspendue sur la tête de Damoclès. Se à une branche, à une corde."
Fig. et fam., "Être suspendu aux lèvres de quelqu'un," Écouter ses paroles avec une extrême attention.
SUSPENDRE signifie, au figuré, Surseoir, différer, cesser pour quelque temps. "Suspendre l'exécution d'un arrêt. On reprit les poursuites qui avaient été suspendues. Suspendre les hostilités. Suspendre son ressentiment, les effets de son ressentiment. La séance est suspendue."
"Suspendre ses paiements" se dit d'une Maison de banque ou de commerce qui se trouve, au moins momentanément, dans l'impossibilité de faire face à ses engagements.
"Suspendre sa marche," Interrompre sa marche, s'arrêter pour quelque temps. "Ces troupes ont suspendu leur marche, ont reçu l'ordre de leur marche."
"Suspendre un travail," Interrompre un travail. "Les travaux étaient depuis longtemps suspendus."
"Suspendre son jugement sur quelque chose," Attendre, pour porter son jugement, qu'on soit plus éclairé.
Dans le langage politique, "Suspendre la constitution," En interrompre l'exercice pour quelque temps. On dit aussi : "Suspendre les garanties constitutionnelles. Suspendre l'exécution des lois."
"Suspendre un journal," En faire cesser la publication pour un certain temps.
SUSPENDRE se dit aussi, figurément, en parlant d'un Ecclésiastique, d'un magistrat, d'un officier, d'un agent quelconque dont on interrompt les fonctions, sans lui ôter son caractère. "Suspendre un prêtre de ses fonctions. On a suspendu le maire de cette commune."
Le SUSPENDU s'emploie adjectivement. "Voiture bien suspendue," Voiture dont la suspension est bonne.
"Pont suspendu." Voyez PONT.
SUSPENDU se dit, par extension, des Choses qui sont en équilibre et qui paraissent se soutenir d'elles-mêmes. "Les nuées sont suspendues en l'air."



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   Mettre, soutenir un corps en l'air de manière qu'il pende.
LA FONT.: « On lui lia les pieds, on vous le suspendit »
VOLT.: « Ces boucliers, ces devises, ces armes qu'on suspendait dans la lice »
VOLT.: « On les suspendait [les protestants sur la place de l'Estrapade] au bout d'une longue poutre, posée sur une poulie au-dessus d'un poteau de vingt pieds de haut, et on les faisait descendre à plusieurs reprises sur un large bûcher enflammé »
J. J. ROUSS.: « Au moindre tracas qui survient, on le suspend [l'enfant en nourrice] à un clou comme un paquet de hardes »
    On suspend un cheval, c'est-à-dire on le soutient en l'air, dans certaines opérations, quelquefois pour le ferrer, quelquefois aussi dans certaines maladies, pour l'empêcher de rester couché.

 2   Fig. Interrompre, discontinuer, remettre.
PASC.: « Elle [l'imagination] fait croire, douter, nier la raison ; elle suspend les sens, elle les fait sentir »
BOSSUET: « Le ciel, qui semblait en faveur de la piété de la reine la vengeance qu'il méditait »
FLÉCH.: « Une mort soudaine et surprenante qui a suspendu le cours de nos victoires »
RAC.: « Dès qu'un léger sommeil suspendait mes ennuis »
RAC.: « Votre absence en ces lieux suspend toute la joie »
RAC.: « Mes filles, c'est assez ; suspendez vos cantiques »
MASS.: « Donc, mes frères, vous que ce discours regarde, et qui vivez dans des habitudes de crime, que le devoir pascal n'a fait jusqu'ici que pour un moment »
VOLT.: « Molière, ayant suspendu son chef-d'oeuvre du Misanthrope, le rendit quelque temps après au public, accompagné du Médecin malgré lui »
GILB.: « Méchants, suspendez vos blasphèmes »
DUCLOS: « Elle [Marie d'Anjou] suspendit le payement de ses officiers pour le joyeux voyage de monsieur saint Jacques en Galice »
CONDILLAC: « Bientôt le silence de toute la nature l'invite au repos ; un calme délicieux suspend ses sens ; sa paupière s'appesantit, ses idées fuient, échappent, elle s'endort »
RAYNAL: « Le froid excessif des hivers qui suspendait le cours des fleuves »
RAYNAL: « Il parut un arrêt du conseil en date du 13 août 1769, par lequel le roi suspendait le privilége exclusif de la compagnie des Indes »
DELILLE: « Ces spectres, ces lutins rôdant dans les ténèbres, Vieux récits, dont le charme, amusant les hameaux, Abrège la veillée et suspend les fuseaux »
    Suspendre un travail, des travaux, interrompre son travail, des travaux.
    Suspendre ses payements, se dit d'une maison de commerce qui ne peut pas payer, momentanément au moins, ce qu'elle doit.
    Suspendre son jugement, attendre, pour porter un jugement, qu'on soit plus éclairé. L'art de disputer sur toutes choses, sans prendre jamais d'autre parti que de son jugement, s'appelle pyrrhonisme, Anal. de Bayle, t. III, p. 393.
VOLT.: « On doit faire ici ce que les hommes sages font à la lecture de toutes les histoires anciennes et même modernes : son jugement, et douter beaucoup »
GRESSET: « L'homme éclairé suspend l'éloge et la censure »

 3   Il se dit de la constitution, d'une loi qu'on interrompt pour un temps. à la suite des troubles la constitution fut suspendue.
BARTHÉL.: « La liberté du citoyen est si précieuse, que les lois seules peuvent en l'exercice »

 4   Arrêter pour quelque temps. Les troupes ont suspendu leur marche.
BOILEAU: « Que toujours dans vos vers le sens, coupant les mots, suspende l'hémistiche, en marque le repos »

 5   Fig. Interdire à quelqu'un l'exercice de ses fonctions, sans lui ôter le caractère dont il est revêtu. On a suspendu le maire de cette commune. Suspendre un prêtre de ses fonctions.

 6   Tenir en suspens, attentif.
LA FONT.: « On demeura surpris : Cela suspendit les esprits »

 7   Terme de musique. Faire une suspension.
GRÉTRY: « On ne peut guère passer raisonnablement d'un accord à l'autre, sans trouver une note qu'on peut et résoudre »

 8   Se , v. réfl. Se tenir suspendu.
BUFF.: « Il [le fourmilier] monte sur les arbres, et se suspend aux branches par l'extrémité de sa queue »

 9   Être interrompu.
VOIT.: « En vérité, lorsqu'il m'arrive de penser que je suis dans le souvenir de ces deux personnes, pour ce moment toutes mes peines se suspendent »

HISTORIQUE
    XIIème siècle
BENOÎT: « Teu merite [telle récompense] a au chef deu tor Qui felon est e traïtor, Et pire assez, qu'en le sepent à hautes forches mult sovent »
     Th. le mart. 124: Quant l'arcevesque sout et bien li fut nuncié Qu'à Dovre erent li trei qui tant l'unt guerreié, Le brief à l'apostolie baille un vaslet à pié, U cil trei prelat erent suspendu e lacié
    XIVème siècle
H. DE MONDEVILLE: « Especialement en fievre l'usage du triacle [thériaque] soit souspendu »
    XVème siècle
COMM.: « Au moins estoit ce tenir les gens en crainte, et par especial ses officiers, dont aucuns avoit supendus pour pillerie »
    XVIème siècle
AMYOT: « Il se faisoit porter dedans un petit lict suspendu bien près de terre »
AMYOT: « Sertorius avoit occupé l'Hespagne, tenant les Romains suspendus en grande crainte »
AMYOT: « Ilz mettoient leurs roys en justice, et les suspendoient de leur royauté, jusques à.... »
D'AUB.: « Ma maîtresse avoit un coche de clisse, qui n'estoit gueres supendu que de cordes »
D'AUB.: « Quelque edict qui surpendist la persecution des reformez »
MONT.: « Les larmes que cette aultre plus forte passion avoit suspendues »
MONT.: « C'est l'enfileure de nos aiguilles [aimantées] suspendues l'une de l'aultre »
MONT.: « Vault-il pas mieulx sa persuasion, que de... ? »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. ; espagn. suspender ; ital. sospendere ; du lat. suspendere, de susum, en haut, et pendère, pendre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE SUSPENDRE. Ajoutez :

 10   Suspendre les pas, marcher avec précaution pour ne pas faire de bruit.
MALH.: « Voyez-moi ces délicats de qui le sommeil impose silence à toute une maison, pour qui tout ce qu'il est de serviteurs se ferment la bouche et suspendent les pas, s'ils s'approchent d'eux »


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Élever quelque corps en l'air, l'attacher, le soutenir en l'air avec un lien, de telle sorte qu'il pende et qu'il ne porte sur rien. "Suspendre en l'air. Suspendre des lustres au plafond. Suspendre une lampe. Suspendre des chevaux pour les embarquer. Suspendre le corps, la caisse d'une voiture."
Il s'emploie aussi avec le pronom personnel. "Se à une branche, à une corde."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie figurément, Surseoir, différer, discontinuer, cesser pour quelque temps. "Suspendre l'exécution d'un arrêt. On reprit les poursuites qui avaient été suspendues. Suspendre les hostilités. Suspendre son ressentiment, les effets de son ressentiment. Dieu suspend pour quelque temps les effets de sa justice. Suspendre ses coups."
"Suspendre sa marche," Interrompre sa marche, s'arrêter pour quelque temps. "Ces troupes ont suspendu leur marche, ont eu ordre de leur marche."
"Suspendre son travail, des travaux," Interrompre son travail, des travaux. "Les travaux étaient depuis longtemps suspendus."
"Suspendre son jugement sur quelque chose," Attendre, pour porter son jugement, qu'on soit plus éclairé.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi figurement, en parlant D'un ecclésiastique, d'un magistrat, d'un officier, d'un agent quelconque dont on interrompt les fonctions, sans lui ôter son caractère. "Suspendre un prêtre de ses fonctions. On a suspendu le maire de cette commune."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Élever quelque corps en l'air, l'attacher, le soutenir en l'air avec un lien, de telle sorte qu'il pende et qu'il ne porte sur rien. "Suspendre en l'air. Suspendre des lustres, des chandeliers. Suspendre une lampe. Suspendre des chevaux pour les embarquer. Suspendre des chevaux de chasse - marée pour empêcher qu'ils ne se couchent. Suspendre un corps de carrosse. Un carrosse qui est mal suspendu".
On dit par extension, que "Les nuées sont suspendues en l'air," que "les corps célestes sont suspendus sur nos têtes," qu'"une clef demeure suspendue à une pierred'aimant".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Suspendre, signifie figurément, Surseoir, différer pour quelque temps, cesser, discontinuer. "Suspendre l'exécution d'un arrêt. Suspendre son ressentiment, les effets de son ressentiment. Dieu suspend pour quelque temps les effets de sa colère. Suspendre ses coups".
On dit, que "Des troupes ont suspendu leur marche, ont eu ordre de leur marche," pour dire, qu'Elles ont discontinué leur marche, qu'elles ont eu ordre d'interrompre leur marche pour quelque temps.
On dit aussi, "Suspendre son jugement sur quelque chose," pour dire, Ne porter son jugement ni en bien ni en mal, ne rien decider; et, "Suspendre son travail, " pour dire, Interrompre son travail.



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Suspendre, se dit d'Un Magistrat, d'un Officier, d'un Huissier, d'un Agent quelconque dont on interrompt les fonctions, sans lui ôter son caractère. Il se dit particulièrement d'Un Ecclésiastique. "Suspendre un Prêtre de ses fonctions".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Élever quelque corps en l'air, l'attacher, le soutenir en l'air avec un lien, de telle sorte qu'il pende & qu'il ne porte sur rien. "Suspendre en l'air. Suspendre des lustres, des chandeliers. Suspendre une lampe. Suspendre des chevaux pour les embarquer. Suspendre des chevaux de chasse-marée pour empêcher qu'ils ne se couchent. Suspendre un corps de carrosse. Un carrosse qui est mal suspendu."
On dit figurément, que "Les nuées sont suspendues en l'air," que "les corps célestes sont suspendus sur nos têtes," qu'"une clef demeure suspendue à une pierre d'aiman."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie figurément, Surseoir, différer pour quelque temps, cesser, discontinuer. "Suspendre l'exécution d'un Arrêt. Suspendre son ressentiment, les effets de son ressentiment." "Dieu suspend pour quelque temps les effets de sa colère."
On dit, que "Des troupes ont suspendu leur marche, ont eu ordre de leur marche," pour dire, qu'Elles ont discontinué leur marche, qu'elles ont eu ordre d'interrompre leur marche pour quelque temps.
On dit aussi, "Suspendre son jugement sur quelque chose," pour dire, Ne porter son jugement ni en bien, ni en mal, ne rien décider; &, "Suspendre son travail," pour dire, Interrompre son travail.



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit encore figurément, en parlant d'Un Ecclésiastique que l'on interdit de ses fonctions pour un temps. "Suspendre un Prêtre de ses fonctions."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Verbe 

SUSPENS, adj. SUSPENSE, s. f. SUSPENSIF, IVE, adj. SUSPENSION, s. f. ["Sus-pandre", "pan", "panse", "sif", "sive", "sion", en vers "si-on:" 2e lon.] "Suspendre", au propre, élever un corps "en l'air" et le soutenir avec un lien, en telle sorte qu' "il pende". '"Suspendre des" lustres, "des" chandeliers. 'Carosse mal "suspendu".
   Aux arbres, qui couvroient les eaux,
   Nos lyres tristement demeuroient "suspendues";
   Tandis que nos maîtres nouveaux
   Fatiguoient de leurs cris nos tribus éperdûes.
       "Le Franc".
= Au fig. Sursoir, diférer. "Suspendre l'"exécution d'un Arrêt. 'Dieu "suspend" pour quelque tems "les" éfets de sa colère. "Suspendez votre" ressentiment. = "Suspendre son jugement", ne rien décider encôre ni en bien, ni en mal; atendre de nouvelles preûves. = "Suspendre son travail", l'interrompre. = Interdire un Éclésiastique de ses fonctions pendant un tems. En ce sens, il régit "de 'Suspendre un" Prêtre "de" ses fonctions.
   SUSPENS se dit dans ce dernier sens pour "suspendu". 'Prêtre "suspens", déclaré "suspens". = L'Auteur des Conférences d'Angers emploie mal ce mot: 'Si son apel (de Luther) "avoit suspens" l'éfet de sa condamnation. Là il falait dire, "avait suspendu". = "En suspens", adv. être en "suspens", en incertitude, sans savoir à quoi se déterminer. 'Ne me laissez pas plus long-tems "en suspens". 'Il "a tenu" tout le monde "en suspens" sur ce qu'il alait dire. 'Ces trois rivales de faveur "tenaient" toute "la" cour "en suspens". VOLT. 'La défiance et l'inquiétude "tenaient en suspens" tous "les" esprits. "Id." 'L'afaire "est demeurée en suspens", indécise. *Mde B.... ou son Imprimeur, écrit toujours "en suspend" contre l'usage.
   SUSPENSIF, qui suspend, qui arrête et empêche d'aler en avant. 'Le simple apel est quelquefois "suspensif". = Mde B.... dit "suspensatif": c'est un anglicisme.
   SUSPENSE, Censûre par laquelle un Éclésiastique est suspens. 'Encourir "la suspense". = État où un Éclésiastique est mis, par cette censûre. 'Un Prêtre qui dit la Messe, pendant "sa suspense", est irrégulier.
   SUSPENSION, cessation d'opération pendant quelque tems. '"Suspension de" l'exécution d'un arrêt. = "Suspension d'armes", cessation d'actes d'hostilité. = "Suspension" est aussi une figûre de Rhétorique, qui consiste à "tenir" les Auditeurs "en suspens", pour leur dire ensuite des chôses inatendues. = * D'"Avrigni" emploie "suspension", dans un endroit où "suspense" était le terme propre. 'Elle défendoit sous peine "de suspension", de signer.
- Le "Rich. Port." le met en ce sens: interdiction pour un tems. L'"Académie" ne le met point.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)



Attacher quelque chose par en haut, eslever quelque chose en l'air, soustenir quelque chose en l'air, en telle sorte que l'extremité d'en bas ne touche à rien. "Suspendre en l'air. des lustres, des chandeliers à branche. une lampe. des chevaux pour les embarquer. des chevaux de chasse-marée pour empescher qu'ils ne se couchent. un" "corps de carrosse. un carrosse qui est mal suspendu".
"Suspendre," signifie fig. Surseoir, differer pour quelque temps, cesser, discontinuer. "Suspendre l'execution d'un arrest. son ressentiment, les effets de son ressentiment. Dieu suspend pour quelque temps les effets de sa vengeance".
On dit, que "Des troupes ont suspendu leur marche, ont eu ordre de leur marche," pour dire, qu'Elles ont discontinué leur marche, qu'elles ont eu ordre de differer leur marche pour quelque temps.
On dit aussi, "Suspendre son jugement sur quelque chose," pour dire, Ne porter son jugement de part ni d'autre, ne rien décider.
"Suspendre," Se dit aussi fig. en parlant d'Un Ecclesiastique, d'un Juge ou d'un autre Officier que l'on interdit de sa fonction. "Suspendre un Prestre de ses fonctions. un Officier de l'exercice de sa charge. un Prestre qu'on a suspendu, ne peut pas dire la Messe".




Emplacement dans le dictionnaire :

suscitement
susciter
suscription
susdit
susmentionné
susnommé
suspect
suspecté
suspecter

suspendu
suspens
suspense
suspenseur
suspensif
suspension
suspente ou surpente
suspicion
sustentation
susurrer
sutûre




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...d'or ; de petits ouvrages en corde très compliqués destinés à fermer sûrement ces sacs de toile qu'ils ont à bord pour serrer leur trousseau ; d'élégants amarrages en ficelle tressée pour suspendre au cou des gabiers leur grand couteau ; des sifflets en argent pour les quartiers-maîtres, et enfin des ceintures rouges, des petits peignes et des petits miroirs. De temps en temps, il y avait de...


Citation n°2 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...d'appropriation et forcé de parcourir des surfaces immenses de terrain, il se trouve souvent en danger de mourir, faute de nourriture. Lors même qu'il réussit à s'en procurer, il est forcé de suspendre ses recherches et de songer à effectuer les changements de résidence indispensables pour transporter à la fois ses subsistances, sa misérable habitation et lui-même. Arrivé là, il est forcé de...


Citation n°3 de VILLIERS DE L'ISLE-ADAM (Contes cruels)

...parents, gens intègres, élevés à l'école du malheur, n'avaient pas eu le moyen de leur faire goûter les joies d'un apprentissage : le métier de ce couple austère consistant, principalement, à se suspendre, à chaque instant, avec des attitudes désespérées, à cette longue torsade qui correspond à la serrure d'une porte cochère. Dur métier ! Et pour recueillir, à peine et clairsemés, quelques deniers...


Citation n°4 de VILLIERS DE L'ISLE-ADAM (Contes cruels)

...sa place parmi les étrennes utiles à propager dans les familles, à ce double titre : la joie des enfants et la tranquillité des parents. L'on peut aussi le glisser dans un oeuf de pâques, le suspendre aux arbres de noël, etc. L'illustre inventeur fait une remise aux journaux qui voudront l'offrir en prime à leurs abonnés ; il se recommande également aux promoteurs de tombolas ; les loteries...


Citation n°5 de Jean JAURÈS (Études socialistes)

...selon qu'il s'applique à sauver par des combinaisons factices de crédit la petite bourgeoisie industrielle ou qu'il pressent l'avènement de la classe ouvrière, force de révolution. Il aurait voulu suspendre les événements, ajourner la crise révolutionnaire de 1848 pour donner à l'évolution économique le temps de dessiner plus nettement sa ligne, et de mieux orienter les esprits. Mais, ici encore,...


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